Intermodalité : tous concernés !

Le transport multimodal
La demande de mobilité croissante des personnes et des marchandises conduit à un fort développement de l'offre de transport dans chaque mode (fer, route, air, mer). Chaque mode de transport ne peut plus être considéré séparément.
Aujourd'hui, les transports sont analysés en termes de chaînes de transport. Ainsi, le transport multimodal de fret va combiner 2 ou 3 modes.
Par exemple, lorsqu'une marchandise, pour être acheminer de son lieu de production à son lieu de consommation, utilise le rail et la route ou la voie d'eau et la route.


Un enjeu pour l'avenir...
Face à l'accroissement généralisé des besoins d'échanges et de liaisons, la route continue d'assurer l'essentiel du déplacement des personnes et du transport des marchandises avec 82% de parts de marché. Mais la croissance continue du transport routier ne va pas sans poser, aux yeux des responsables politiques et des citoyens, de graves problèmes liés aux nuisances sur l'environnement, aux accidents et à la congestion des infrastructures. La régulation du marché routier est désormais un enjeu de politique nationale et européenne.

Depuis quelques années, la politique des transports s'oriente vers un développement durable du transport multimodal. L'ex-ministre des Transports avait décidé de multiplier le fret ferroviaire par 2 en 10 ans. Celui-ci a progressé de près de 15% depuis 1996, mais sa part de marché plafonne aujourd'hui autour de 18% du transport de marchandises passant par la voie terrestre. Le développement du fret ferroviaire passe aussi par celui du ferroutage (rail/route), jusqu'ici limité au tunnel sous la Manche.
Le Livre blanc des transports, adopté récemment, par la Commission européenne va dans le même sens : priorité est donnée au rail pour les prochaines années.




Sous le signe de l'intermodalité

Preuve que les constructeurs routiers sont à l'écoute du monde, ils avaient placé l'intermodalité au centre des Journées techniques qui les a réunis fin 2001 dans le Nord-Pas-de-Calais.

L'intermodalité est peut-être une idée à la mode, constate Pierre Martin, le président de l'Association technique de la route, mais c'est une idée qui correspond aux attentes d'une large part de nos concitoyens. Son développement est directement lié à l'efficacité des différents maillons de la chaîne de transport. Outre la construction d'un réseau de plates-formes à vocation européenne, les spécialistes s'accordent sur la nécessité d'étoffer les réseaux de canaux et de chemins de fer, de dédier ou de réserver certaines lignes au fret, de mettre en chantier les grands franchissements d'obstacles naturels.
Tous ces projets représentent des investissements très lourds. Il sera nécessaire de mobiliser toutes les sources de financement, publiques et privées. Dans le système de transport qui s'esquisse, la route demeure une priorité. Ne serait-ce que pour assurer une bonnes desserte des plates-formes multimodales d'échanges. Il ne faut pas oublier non plus que l'équilibre économique de l'intermodalité des transports n'est atteint que sur des distances supérieures à 300 ou 500 km. Or 70% du trafic routier français s'effectue sur des trajets inférieurs à 300 km. La route continuera donc de jouer les premiers rôles !